Le rapport de Digital Work Group [Jane McConnell], « L’organisation à l’ère numérique », met en lumière l’orientation future du Digital Workplace

Le dernier rapport de Digital Work Group [Jane McConnell], « L’organisation à l’ère numérique », sur la base de ses recherches sur plus de 300 entreprises et organisations, montre des résultats attendus : il y a du progrès, mais le milieu reste très hétérogène. L’auteur est considéré comme un pionnier du digital workplace et a contribué à son expansion et à sa vulgarisation. Son rapport a pour cible les directions générales et toutes les directions intéressées par les tendances numériques d’une entreprise – elles se doivent de l’être !

Cadre de travail et d’analyse numérique

Jane McConnell commence par souligner que le digital workplace n’est pas un intranet amélioré. Il est basé sur l’interaction entre les personnes, à l’intersection des organisations via la technologie.

Sa définition du cadre de travail numérique idéale est basée sur 3 volets : la capacité et la mentalité de l’utilisateur, et les outils qui facilitent l’utilisation. Ceci prend donc en compte la culture organisationnelle, le leadership et l’outillage de processus. L’analyse oppose les premiers 20% (« early adopters ») des utilisateurs aux 80% restants à travers différents canevas (succès au fil des scénarios, soutien de l’apprentissage individuel, etc.).

3 tendances lourdes à retenir ?

  1. La corrélation entre la satisfaction des clients et l’usage d’un espace de travail numérique (digital work place) consistant et adapté dans l’entreprise.
  2. L’arrêt brutal de la croissance du phénomène de la mobilité d’entreprise[ndlr. Trop peu de données pertinentes pour travailler en mobilité ? outils non synchronisés ?…]
  3. L’encouragement par les entreprises et organisations à contacter les « experts » de l’entreprise et/ou de son écosystème pour obtenir une information plus que recueillir une information ex abrupto.

Les 2 constantes

  1. Le digital Workplace : décision stratégique !

Le soutien de la direction générale est non seulement nécessaire mais crucial dans les initiatives de transformation de l’espace de travail numérique [ndlr. On avait assisté au même phénomène pour les implémentations des CRM : lorsqu’ils étaient le fait des directions techniques / IT, elles étaient un échec dans 80% des cas alors qu’elles étaient un succès lorsque le DG en était le sponsor !]

Ils sont les garants autant des orientations des évolutions, changements [70% des échecs de changement sont le fait réticences aux changements] que de leur explicitation et de leur mise en œuvre afin que ces évolutions dans les méthodes de travail soient adoptées dès que possible… On touche au management (obligation d’un dialogue bottom-up, etc.). Il y a encore du travail à faire à ce sujet.

Travailler autrement est stratégique puisque cela a un impact sur l’un des KPI majeurs de l’entreprise, la satisfaction clientèle : CQFD !

  1. Leur implantation s’accompagne d’une évolution organisationnelle : Les nouvelles fonctions et les évolutions des périmètres.

a) Emergence de la fonction de CDO [Chief Digital Officer – Directeurs numériques] ils sont encore trop peu nombreux dans les entreprises étudiées : leurs responsabilités sont souvent dispatchées dans d’autres fonctions de l’entreprise [CTO, CMO, COO, etc…]

b) La gestion de la réputation via les communautés – le « community management » pour faire plus simple – s’est transformée et a étonnamment diminué au cours des dernières années, car le poste de « community manager » désigne désormais moins un véritable métier qu’un ensemble de compétences entre autres liées à l’appréciation de la satisfaction client…

c) Les « facilitateurs informels du changement » souvent négligés, sont tout aussi essentiels pour la réussite de l’implémentation du digital workplace dans l’entreprise. Il s’agit d’identifier et de comprendre quels sont les relais positifs de ce changement nécessaire à une adaptation de l’entreprise à un environnement forcément « uberisé » !

Le moyen terme :

S’il y a bien une prise de conscience croissante de la nécessité et de l’utilité du digital workplace, les entreprises y sont rarement bien préparées.

Seulement 10 des 300 entreprises interrogées possèdent des organisations stratégiques et opérationnelles véritablement aptes à préparer la transition.

Rajeunir les mentalités des DG et des comités de direction : sans doute un préalable… Ils seront plus enclins à appréhender les risques à ne pas se doter des outils correspondant aux enjeux de leurs entreprises. Une armée moderne aurait-elle l’idée d’aller combattre ses ennemis avec des sagies et des flèches en mettant de cotés les drones et les satellites ? C’est pourtant ce que bon nombre d’entreprise font !

Work-DEECISIONS: solution de cross collaboration puis décision.

Source: Digital Workplace Group 2015

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